Avis de Soutenance de Thèse de Doctorat présentée par : BOUHAFA Karima

AVIS DE SOUTENANCE

DE THESE DE DOCTORAT

 

Présentée par                   : BOUHAFA Karima

Domaine                         : Sciences Agronomiques et Agro-Alimentaires

Unité de Recherche          : Management de la fertilité et de la fertilisation des sols

Intitulé de la thèse           : Références pour la fertilisation raisonnée de l’olivier dans la région de Sais.

Membres du jury :

 

  • Pr Lhoussaine MOUGHLI,  IAV Hassan II (Directeur de thèse)
  • Pr Fatima MOSSEDDAQ, IAV Hassan II (Membre du comité de thèse)
  • Pr Rachid BOUABID, ENA Meknès (Membre du comité de thèse)
  • Pr Mohammed BADRAOUI, Directeur de l’INRA (Rapporteur)
  • Pr Mohamed IBRIZ, Faculté des Sciences de Kénitra (Rapporteur)
  • Dr Abderraouf AL ANTARI, CRRA de Marrakech (Rapporteur)

 

Date :                                     Samedi 17 décembre 2016 à 9h30

Lieu :                                     Salle de Conférences - IAV Rabat

Résumé

La présente thèse a traité des sujets relatifs à la nutrition de l’olivier et à la fertilité du sol au niveau des vergers oléicoles marocains. Dans le premier chapitre, un diagnostic de la fertilité du sol et de l’état nutritionnel de la culture de l’olivier a été réalisé dans la région de Sais, par le biais d’enquêtes, d’analyses de sol et d’analyses de feuilles, sur 58 vergers d’oliviers. Ce travail a révélé des problèmes concernant les pratiques de fertilisation de la culture, adoptées par les oléiculteurs de la région d’étude. Selon les enquêtes effectuées, 48.3 % des agriculteurs enquêtés n’apportent aucun engrais pour leurs oliviers. Les résultats des analyses au laboratoire des échantillons de sols et de feuilles prélevés dans ces vergers ont montré qu’une grande partie de ces sols sont pauvres et nécessitent des apports en engrais. Dans le deuxième chapitre, des essais de fertilisation azotée, phosphatée et potassique de l’olivier ont été conduits en conditions pluviales dans trois vergers. Quatre doses de chacun des éléments N, P et K : 0, 0.25, 0.5 et 1 kg N /arbre/an ; 0, 0.12, 0.25 et 0.5 kg P2O5/arbre/an et 0, 0.5, 1 et 2 kg K2O/arbre/an ont été testées. Les résultats de ces essais ont montré qu’au niveau de deux sites, l’azote n’a pas amélioré les paramètres de la productivité de ces vergers d’olivier et a même affecté négativement la qualité de l’huile. Cependant, l’apport de l’azote a amélioré aussi bien le rendement, l’efficience du rendement que la teneur en huile d’olive dans un seul site. Le meilleur résultat a été atteint par la dose 0.5 kg N/arbre/an. Le phosphore n’a eu aucun impact sur la productivité de l’olivier ni sur la qualité de l’huile d’olive dans les trois sites. Dans un site, l’apport du potassium a amélioré le rendement en olive et l’efficience du rendement mais il n’a affecté ni la teneur en huile d’olive ni sa qualité. Le diagnostic réalisé dans le premier chapitre a montré également que 48.3 % des agriculteurs conduisent des cultures annuelles entre les lignes de l’olivier. Dans le troisième chapitre, nous avons étudié la fertilité du sol dans ce cas particulier des oliveraies marocaines. L’étude a été menée dans trois vergers dans la région de Douyet, avec les cultures annuelles blé, fève et pois chiche. Après la récolte des cultures annuelles, des échantillons de sol ont été prélevés sur la couche 0-30 cm à différentes distances des rangées d’arbres ; 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 m). Au sein de chaque culture associée à l’olivier, les valeurs des paramètres du sol mesurés ont varié, différemment, avec la distance de la rangée d’olivier. Pour le blé, le taux de matière organique du sol le plus élevé a été enregistré à proximité de l’arbre. Pour la fève, la distance de la rangée d’olivier n’a pas eu d’effet sur tous les paramètres mesurés du sol. Par contre, au niveau de la parcelle du pois chiche, la teneur maximale du sol en nitrates a été enregistrée à 5 mètres de la rangée d’arbres d’olivier. Dans le quatrième chapitre, nous avons étudié la dynamique des éléments N, P et K dans les feuilles de l’olivier. Ce travail a été réalisé au niveau de neuf vergers d’olivier conduits en goute à goute, chez trois agriculteurs au niveau de la région de Sais. Les résultats de cette étude ont montré que les feuilles de l’olivier ont maintenu presque la même teneur en azote tout au long du cycle de la culture indiquant ainsi une absorption continue de l’azote par la culture. Une absorption plus importante du phosphore par la culture a été observée durant les périodes de la floraison et du grossissement des fruits qui peuvent être considérées comme les périodes de besoin de l’olivier en phosphore. Les teneurs des feuilles de l’olivier en potassium ont été importantes en allant de septembre vers décembre. L’analyse statistique des données a révélé l’absence d’un effet variété sur la teneur des feuilles en azote, en phosphore et en potassium. Par contre, des différences très hautement significatives ont été trouvées entre les différentes périodes de prélèvement des feuilles concernant les teneurs des feuilles en azote et en potassium. Par contre, les teneurs des feuilles en phosphore ont été statistiquement égales durant toutes les périodes de mesure. Cette étude a permis de déterminer le meilleur moment pour le dosage des macroéléments dans les feuilles de l’olivier. Ces périodes sont décembre-janvier pour l’azote et juillet-août ou janvier-février pour le potassium.   

 

INVITATION GENERALE