Avis de Soutenance de Thèse de Doctorat présentée par : HAMAMOUCHE Meriem Farah

AVIS DE SOUTENANCE

 DE THESE DE DOCTORAT

Présentée par :                 Madame HAMAMOUCHE Meriem Farah

Domaine :                        Sciences et ingénierie géodésiques, géoinformatiques, de l'aménagement, de l'eau et des procédés alimentaires

Unité de Recherche :       Gestion des ressources en eau : Eau, irrigation et infrastructures

 

Intitulé de la thèse :         Renouveau d’un système irrigué communautaire suite au déverrouillage de l’accès aux eaux souterraines profondes. Cas du territoire oasien de Sidi Okba dans le Sahara Algérien.

Membres du jury :

Pr Marcel KUPER, IAV Rabat (Directeur de thèse)

Pr Ali HAMMANI, IAV Rabat (Membre du comité de thèse)

Pr Tarik HARTANI, Centre Universitaire de Tipaza (Membre du comité de thèse)

Pr Akissa BAHRI, INAT Tunisie (Rapporteur)

Pr Anne HONEGGER, CNRS-ENS Lyon, France (Rapporteur)

Pr Bruno ROMAGNY, Université Aix-Marseille, France (Rapporteur)

Pr Ahmed BOUAZIZ, IAV Rabat (Examinateur)

 

Date :                    Vendredi 29 Septembre 2017 à 10h00

Lieu :                     Salle de conférences, IAV Rabat

Résumé :

Face à l’arrivée de technologies modernes d’exploitation des eaux souterraines plus propices à l’intensification culturale et aux initiatives privées sur de nouveaux espaces irrigués, le devenir des systèmes irrigués communautaires pose question. Dans cette thèse, nous proposons de renouveler le regard sur la façon dont les communautés d’irrigants s’emparent de la modernité, d’un côté pour renouveler leur système irrigué communautaire en adaptant les infrastructures et les institutions d’irrigation, et d’un autre côté, pour améliorer leur niveau de vie et leur statut social en saisissant les opportunités économiques de développer une agriculture de marché sur de nouveaux espaces irrigués. Ainsi, une autre lecture plus nuancée des transformations est possible pour décrire et analyser le renouveau des systèmes hydrauliques anciens sans oblitérer ni les continuités ni les ruptures qu’ils traversent, y compris quand cela concerne la juxtaposition de systèmes « traditionnels » et « modernes ». Ce travail de recherche s’est focalisé sur le territoire oasien de Sidi Okba dans le Sahara Algérien. Ce territoire oasien est intéressant pour notre étude par le fait que l’utilisation de technologies modernes d’exploitation des eaux souterraines profondes a contribué activement à transformer son système irrigué communautaire d’épandage de crue en deux espaces irrigués distincts, l’ancienne palmeraie où la communauté continue à irriguer collectivement et les extensions où l’agriculture se fait à partir de forages privés. Ce territoire oasien est complexe par la mobilisation de plusieurs ressources en eau - lâchers et fuites du barrage, eaux souterraines des nappes phréatique et captive-, mais également par la juxtaposition de deux formes d’agriculture sahariennes. Pour dénouer l’écheveau de cette complexité, dans le temps et dans l’espace, nous avons développé un cadre d’analyse interdisciplinaire et multiscalaire. Ce cadre nous a permis de montrer, premièrement, les capacités de renouvellement agricole après l’effondrement du système irrigué communautaire d’épandage de crue. La communauté a su saisir les opportunités et les changements pour développer une agriculture de marché dans les nouveaux espaces irrigués tout en maintenant une organisation familiale héritée de l’agriculture oasienne traditionnelle. Deuxièmement, nous avons montré l’importance des adaptations des infrastructures d’irrigation en plus du façonnage des règles dans le renouvellement du système irrigué collectif, en lien avec les caractéristiques physiques des ressources en eau mobilisées. Troisièmement, l’utilisation du cadre d’analyse a permis de révéler comment l’irruption de technologies modernes de pompage et les opportunités socio-économiques dans les nouveaux espaces irrigués, ont infléchi, transformé et accéléré la recomposition des relations sociales dans le système irrigué communautaire de l’ancienne palmeraie. Quatrièmement, notre analyse a permis d’illustrer la continuité territoriale entre les deux espaces irrigués, mais également leur complémentarité et interdépendance. Ainsi, les nouveaux espaces irrigués sont une creatio ex materia du système oasien traditionnel de Sidi Okba. Les mêmes acteurs actifs dans les deux espaces utilisent la même ressource en eau souterraine. À travers notre recherche, nous concluons qu’il est important de considérer les anciens et les nouveaux espaces irrigués comme un seul et même territoire hydro-social hybride en reconnaissant à la fois la complexité territoriale, l’hybridité dans chaque espace, et les interactions existantes entre les systèmes traditionnels et les systèmes modernes. Le cadre d’analyse développé dans cette thèse offre les outils nécessaires pour lire et comprendre le renouveau des systèmes irrigués communautaires pour faire face à des vulnérabilités climatiques, environnementales, écologiques et socio-économiques bien réelles.

Mots clés : système irrigué communautaire, oasis, eau souterraine, eau de surface, renouveau, agriculture Saharienne, Algérie.systèmes irrigués communautaires pour faire face à des vulnérabilités climatiques, environnementales, écologiques et socio-économiques bien réelles.

Mots clés : système irrigué communautaire, oasis, eau souterraine, eau de surface, renouveau, agriculture Saharienne, Algérie.se développé dans cette thèse offre les outils nécessaires pour lire et comprendre le renouveau des systèmes irrigués communautaires pour faire face à des vulnérabilités climatiques, environnementales, écologiques et socio-économiques bien réelles.

Mots clés : système irrigué communautaire, oasis, eau souterraine, eau de surface, renouveau, agriculture Saharienne, Algérie.

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