A. IDENTIFICATIONIntitulé:
Irrigation et Maîtrise de l’Eau
Domaine :
02 Sciences et technologies
Discipline(s) :
Génie Rural, Gestion de l’Eau
Spécialité(s):
Irrigation et Drainage, Aménagements hydro agricoles, Gestion de l’irrigation, Maintenance des équipements, Gestion de l’eau, SIG, Protection de l’Environnement
Coordonnateur :
Ali HAMMANI, PES B
Spécialité(s) : Génie Rural
Département : Eau, Environnement et Infrastructures
Tél/Fax : 05 37 68 69 71 E.Mail :
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B. OBJECTIFS DE LA FORMATION La formation proposée vise :
- Le développement de compétences dans les domaines suivants :
- Conception de systèmes d’irrigation et de drainage
- Gestion intégrée des ressources en eau superficielles et souterraines
- Maintenance et réhabilitation d’anciens périmètres
- Reconversion des périmètres et techniques d’économie d’eau
- Management des périmètres irrigués
- Gestion sociale de l’eau
- Impact de l’irrigation sur l’environnement.
- Les débouchés :
- Les bureaux d’études,
- Les entreprises de travaux
- Les établissements semi-publics et publics,
- Les ONG ;
- Les bailleurs de fonds ;
- Les organismes de coopération internationale ;
- Les sociétés de gestion déléguée de l’eau en agriculture;
- L’auto-entreprise.
C. MODALITES D’ADMISSION1.1. Conditions d’accès* : Diplômes requis : licence scientifique et technique, diplôme d’ingénieur (Bac + 4) ou diplôme équivalent.
La formation est aussi ouverte aux étudiants ayant fini avec succès le niveau M1 du Master et issus des écoles étrangères.
1.2. Pré-requis pédagogiques : Formation de bases en sciences et techniques : Mécanique des fluides, mécanique des liquides et hydraulique, informatique, méthodes numériques, sciences du sol, agronomie, …
1.3. Procédures de sélection :
Etude du dossier :
Mentions, nombres d’années d’études, notes des matières
Les critères suivants sont adoptés pour la sélection des candidats sur dossier :
- Nature, et spécialité du diplôme obtenu ;
- Nombre d’années d’études (Bac + 3 minimum) ;
- Moyenne et mention obtenues ;
- Stages réalisés ;
- Lettres de recommandation soumises.
L’accès à la formation est ouvert aux candidats de niveau Bac + 3 minimum ayant suivi un enseignement scientifique et technique, portant sur l’agronomie, l’hydraulique, le génie civil.
Le public cible comprend les ingénieurs, les universitaires et les gestionnaires qui désirent se former et se perfectionner dans le domaine de l’irrigation et la maîtrise de l’eau, d’une part, et les étudiants en formations initiales provenant de l’IAV Hassan II ou d’autres établissements nationaux et internationaux d’autre part.
La sélection des candidats est effectuée sur la base d’études de dossiers de la première année. Un concours pourra être mis en place à partir de la 2ème ou de la 3ème année pour évaluer les potentiels des différents candidats à bénéficier de la prise en charge et accroître leurs chances de tirer profit de cette formation.
Entretien : Un entretien est prévu avec les candidats avant de prononcer l’admission définitive pour connaître les motivations des candidats, les connaissances générales et spécifiques, les aptitudes, la communication et clarifier et vérifier certaines informations avancées dans le dossier d’inscription
D. DEBOUCHES ET RETOMBES DE LA FORMATIONLes pénuries des ressources en eau s’accentuent de plus en plus dans plusieurs régions du monde et notamment en Afrique où plusieurs pays vivent sous le seuil de pauvreté hydraulique estimé à 1000 m3/habitant/an.
En outre, la demande sans cesse croissante sur ces ressources génère des conflits d’usage : agriculture, eau potable, tourisme, industries et accentue leur surexploitation et les expose à différents risques de pollution et de dégradation. La demande en eau au Maroc à l’horizon 2020 est évaluée à 14.5 milliards de m3/an dont 90% seront utilisés pour l’irrigation et 10% pour l’AEPI.
L’agriculture irriguée constitue une composante essentielle de l’économie pour beaucoup de pays en voie de développement. Cependant, ce secteur est le plus grand consommateur de la part la plus importante des ressources en eau (plus de 80% au Maroc). Au Maroc, les sécheresses récurrentes ont induit des pénuries structurelles en eaux de surfaces de surface poussant les agriculteurs à puiser d’une manière excessive dans les nappes souterraines. D’où une exploitation quasiment généralisée sur l’ensemble des aquifères du Royaume.
C’est dans ce contexte qu’en 1995, la loi 10-95 sur l’eau a été promulguée permettant ainsi au payé d’être doté d’un instrument législatif cohérent et effectif pour l’allocation, le contrôle, la protection et la conservation des ressources en eau. La loi sur l’eau couvre les principaux domaines pour assure une gestion intégrée et décentralisée des ressources en eaux.
Tout ceci se traduit par la nécessité de maîtriser les systèmes d’irrigation et de développer des stratégies de gestion intégrée de l’eau pour assurer à la fois l’économie de cette ressource et sa valorisation ainsi que sa protection contre la pollution.
Ces stratégies doivent mettre en jeu plusieurs interventions incluant : l’accroissement des possibilités de mobilisation des ressources nouvelles en eau ; l’utilisation des eaux non conventionnelles et la réutilisation des eaux usées, l’amélioration de l’efficience des réseaux d’irrigation et la réhabilitation des anciens périmètres irrigués, la reconversion des systèmes d’irrigation à travers le développement des techniques d’irrigation économes en eau avec une meilleure valorisation et l’amélioration des pratiques de gestions des ressources en eau de surface et souterraines à travers des arrangements permettant la participation des usages et leur accompagnement.
Elles mettent aussi en évidence un besoin en cadres spécialisés dans la gestion rationnelle de l’eau et de compétences africaines en management et développement de l’irrigation et protection de l’environnement.
Le Maroc à travers la politique des barrages et la stratégie du million d’hectares irrigués a acquis une expérience indéniable au niveau africain et mondial en matière de gestion de l’agriculture irriguée et notamment la grande hydraulique.
A travers les quatre dernières décennies, une riche expérience en mobilisation et gestion de l’eau s’est installée. Une expertise et un savoir faire se sont mis en place. Par ailleurs, le Maroc lance actuellement un programme ambitieux d’économie de l’eau en irrigation qui s’étalera sur les quinze prochaines années et permettra l’équipement et la reconversion de plus de 450000 ha en irrigation localisée. Cette expertise a été accompagnée par un développement des capacités de l’enseignement supérieur et de recherche – développement.
L’IAV Hassan II, à travers son département Eau, Environnement et Infrastructures, a été le principal acteur dans la formation de ressources humaines compétentes qui ont conçu, géré et encadré l’extension progressive des aménagements hydro-agricoles et des périmètres irrigués. Il est amené dans l’avenir à accompagner en matière de formation et de recherche-développement les stratégies nationales en matière d’économie et de valorisation de l’eau ainsi qu’en matière de gestion durable des ressources en eaux.
E. ARTICULATION ENTRE LES SEMESTRES DE LA FILIERELa filière de Master proposée exige les prés-requis mentionnés plus haut et qui consistent en une formation scientifique et technique de niveau licence ou équivalent ou première année de master et technique, options/spécialités : hydraulique, agronomie, ressources en eau, génie civil, hydrogéologie, une bonne connaissance en anglais est recommandée.
La formation se déroule sur 4 semestres (2 années). Le premier semestre consolide les pré-requis en matière de sciences et techniques de base, de méthodes et outils de l’ingénieur, d’hydraulique et de transport et transfert de l’eau et de techniques de communication. Le deuxième semestre met l’accent sur l’hydraulique agricole, le génie civil, la communication et la gestion des projets et des entreprises. Le troisième semestre couvre les aspects de mobilisation et gestion intégrée des eaux à l’échelle du bassin versant, de la distribution d’eau d’irrigation au niveau des périmètres et des exploitations, du management de l’irrigation; de la conception et maintenance des ouvrages hydro–agricoles, les impacts de l’irrigation sur l’environnement. Des projets et stages de terrain et d’insertion permettent aux étudiants d’être confrontés aux problèmes réels. Durant le quatrième semestre, les étudiants réalisent un travail de fin d’études en vue de démontrer leur aptitude à concevoir, analyser des systèmes d’irrigation, de gestion intégrée de l’eau et à développer une approche appropriée devant un problème concret.